Bonjour, j'espère être dans la section appropriée pour poster ce message, si ce n'est pas le cas, je le supprimerai immédiatement.
Voici ce qui m'apparait du point de vue "écologie":
Cet insecte semble nécessiter une chaleur importante pour être fonctionnel
*il est important de considérer la bestiole comme une "machine biologique", concue pour être fonctionnelle sur un gradient de paramètres, donc avec une zone d'absence, de marge (limites de survie), d'optimum, à nouveau de marge, puis d'absence. ca donne une courbe plus ou moins gaussienne avec par exemple en abscisse [température] de - à +. et en ordonnées [l'occurence] (en milieu sauvage) ou [l'activité] (captivité). *
mes observations sont que la chasse, le déplacement et l'absence de comportements d'émigration (grattage répétés contre les parois du terra..., évocateur d'une recherche d'un biotope plus adéquat) étaient obtenus en journée avec une particulière fréquence lorsque la température dépassait la trentaine de degrés. Cela ne renseigne évidemment pas sur les exigences nocturnes.
J'ai aussi remarqué que l'arrosage n'était pas apprécié, puisqu'il stoppait les comportements précités jusqu'à un retour à un biotope plus sec.
On note qu'il existerait dans son biotope originel certaines différences jour-nuit, en particulier au niveau de l'humidité.
On ignore cependant l'aspect "saisonnalité" de son cycle. il pourrait être calqué sur des épisodes climatiques (saisons humide et sèche), et dans un tel cas on pourrait supposer que les larves jusqu'à un certain stade sont concues pour être fonctionnelles sur un gradient différent de celui optimal pour un stade supérieur.
J'ai lu plus haut qu'un facteur de réussite (qui me semble pourtant bien réelle) de son élevage est la communauté. Je ne suis pas convaincu par cette hypothèse pour les raisons suivantes:
Aucun indice de grégarisme n'a été noté sur cette espèce en milieu sauvage, sinon ca aurait fait du bruit!!! imaginez! une mante sociale!
Par ailleurs, il ne semble pas y avoir d'avantage à être en groupe pour un tel carnassier (concurrence).
Je vois cependant une autre raison qui pourrait expliquer cette réussite:
L'espace mis à disposition
Pour des raisons financiers évidents, il n'est possible de consacrer un terra géant par idolome, bilan, ils cannent tous.
Cependant, les fameux gradients écologiques ne peuvent pas aussi facilement se mettre en place sur un espace aussi restreint qu'un terra individuel, alors à moins de tomber sur l'optimum de tous les paramètres par miracle, cela va forcément être compliqué pour les pensionnaires...
Dans un volume moins confiné, ces gradients vont s'exprimer d'avantage, et les idolomes vont se positionner dans les endroits qui leurs sont les plus favorables, en fonction de la saison, et de l'heure.
Il faut donc faire un suivi à long terme de la position de ces mantes dans un tel terra et en déduire leurs exigences écologiques! les élevages ne s'en porteraient que mieux. Si possible essayer de de faire en sorte que la plage de variation de chaque paramètre soit la plus grande, cela précisera d'autant les exigences de la bestiole.